Le musée vient à votre domicile et dévoile ses petits ou grands secrets, ses expositions, ses lectures ... Laissez entrer la Culture dans votre foyer.

L’actu du jour 19 mars 2020

Retour du soleil, on profite de son jardin et on se met au vert !

Faites comme nous, si vous êtes propriétaire ou locataire d’un jardin, créez un Refuge LPO !

C’est quoi un Refuge LPO ? Un Refuge LPO est un espace écologique (jardin, parc, balcon, terrasse) public ou privé, qui préserve la biodiversité et favorise l’accueil des oiseaux et de petits mammifères.

Quand ont-il été créés ? Les refuges LPO existent depuis presque un siècle, ils ont été créées en 1921.

Ça sert à quoi, un refuge LPO ? Avec de bons réflexes et de petits aménagements dans votre jardin vous contribuez à lutter contre le déclin de la biodiversité.

Pourquoi décider que les jardins du musée seraient Refuge LPO ? La nature est une source majeure d’inspiration des artistes et des faïenciers. Les faïenciers se sont beaucoup inspirés de la faune et de la flore pour créer leurs plus beaux décors ou fabriquer des moules animaliers.

Que trouve-t-on dans le jaridin refuge LPO du musée? Notre refuge LPO est équipé pour favoriser l’accueil des oiseaux et des petits mammifères. Des fiches techniques donnent des informations sur les animaux (habitat, régime alimentaire et geste pour l’accueillir). Des infos nature et des jeux permettent de profiter de cette enclave nature.

Comment devenir Refuge LPO?

Plus d’infos sur : https://www.lpo.fr/refuges-lpo

 

L’actu du jour – 19 mars 2020

Prendre le temps de lire … une sélection d’ouvrages pour tout connaitre du Malicorne  Avez-vous lu ? Émile Tessier, Le « patron » faïencier de Malicorne , Parution : 2013, éditions de la Reinette, Le Mans. Auteur : Céline Moron, responsable du musée de la faïence et de la céramique de Malicorne-sur-Sarthe, Illustrations : Gilles Kervella.

Ce que vous découvrez dans cet ouvrage ? Émile Tessier est l’un des plus emblématiques faïenciers de Malicorne. Personnalité charismatique, riche de nombreuses expériences, il s’est impliqué dans la vie locale de sa Cité, en plus d’être un artiste de grand talent, maitrisant les différentes facettes et techniques d’une céramique.

Qui était Émile Tessier ?  Emile Tessier, après une formation auprès d’autres faïenciers, ouvre sa propre fabrique nommée les Faïenceries Tessier avec ses beaux-frères Auguste Laze et Emile Chalumeau, en 1924. L’association familiale ne perdure pas mais Emile Tessier développe l’entreprise et agrandi le domaine de la faïencerie.

Ses productions ? A l’ouverture de la fabrique, Émile Tessier propose déjà un catalogue de production très large d’objets de la vie quotidienne : pièces utilitaires et culinaires, objets pour le bien-être, la toilette, le confort, mais aussi des produits pharmaceutiques et des articles publicitaires.

La production d’œuvres décoratives et la revisite avec  finesse de productions anciennes de grands centres disparus (Rouen, Strasbourg…) deviennent des spécialités. Émile Tessier s’entoure, pour cela, d’artistes qui apportent à son entreprise une vision créatrice. Émile Tessier a contribué à la réputation de la faïence de la Cité de Malicorne-sur-Sarthe.

Cet ouvrage est richement illustré de pièces rares issues de collections privées et publiques. Et, de manière inédite, l’inventaire de plus de 900 dessins d’atelier est publié.

Ouvrage disponible dans la [B]outique du musée, dès sa réouverture.

Prix de vente 35 € TTC

L’actu du jour – vendredi 20 mars

Création à partir des collections du musée 

Dans les collections art décoratif, qu’appelle-t-on un décor ? Un décor est composé de motifs (graphismes, fleurs, personnages…) qui servent à embellir la faïence. Ces motifs sont répartis sur la pièce de manière harmonieuse et parfois répétés plusieurs fois.

Comment décore-t-on les faïences ? Pour reproduire ce motif, le décorateur crée un poncif (un papier transparent sur lequel les motifs ont été décalqués et dont les contours ont été percés de petits trous). Le décorateur applique le poncif sur la pièce émaillée sans toucher la pièce (l’émail est très fragile, un peu comme de la craie). Il le frotte avec de poudre de charbon de bois puis  le retire. Des pointillés sont restés et le décorateur à peindre les motifs. Les motifs sont parfois répétés plusieurs fois comme une suite pour former le décor. 

Une fois le décor posé, le décorateur peint en s’aidant d’un pinceau fin et de couleurs à base d’oxydes métalliques qui résistent à la cuisson. 

 A toi de Jouer !!!

Imprime l’une des assiettes (en pièce jointe)

Sur la partie gauche, complète les suites de motifs 

Sur la partie droite, crée tes propres motifs Il ne te reste plus qu’à le colorier.

 Une fois terminé, envoie-nous ton œuvre sur accueil.museefaience@cc-valdesarthe.fr . Elle fera partie d’un grand concours de création via Facebook et sera diffusée sur le site internet du musée.

assiettes détourée 2 assiettes détourée

 

L’actu du jour – samedi 21 mars

Petit tour dans… La [B]outique du musée.

La boutique du musée de la faïence et de la céramique est labellisée Boutique Métiers d’Art depuis 2007. Elle propose un large choix de céramiques : décoratives, utilitaires et de jardin, essentiellement fabriquées par les faïenceries de Malicorne, les artisans locaux et les céramistes régionaux. Venez découvrir les créations singulières de :

– La Faïencerie d’Art de Malicorne,

– La Faïencerie Bourg Joly,

– Annick MAUBOUSSIN – Ateliers Terre et Bois,

– Laurence MAZERAT – L’Echoppe à porcelaine,

– Jean-Marie DELAHAYE,

– Jean-François DORE,

– Patrizia NOTARIO,

– Chloé RAIMBAULT,

– Céline BOUTTIER,

– Lise SANCHEZ – Un tour de poésie,

– Dorothée BAJEUX,

– Anne TASSIN,

Un coin Espace Créateur , renouvelé trois fois dans l’année, permet de faire connaître de nouvelles personnalités du monde de la céramique et de mettre en avant leurs techniques et réalisations. Jusqu’à la fin du mois de mai 2020, nous avons le plaisir d’accueillir la sculptrice plasticienne Brigitte PANE et son univers imaginaire, qui laisse place au voyage…

Plusieurs produits alimentaires du territoire et produits artisanaux sont présents et mis en vente au sein de la boutique du musée, dans une volonté de valoriser le savoir-faire local et de faire connaître ces producteurs.

On y retrouve :

– Les biscuits sablés de la Confrérie du Petit Sablé

– Les confitures maison de Laëtitia (Cérans-Foulletourte)

– Les savons artisanaux de la Savonnerie des Vertus (La Flèche)

– Les chocolats fabriqués par l’ESAT du Circuit (Le Mans)

Et bientôt : le miel du Nectar de Malicorne (Mézeray) et les thés de l’Eucalyptus (La Flèche).

La [B]outique dispose d’un espace dédié au jeune public avec des kits pour futurs potiers (pains d’argiles, outils, pâte à modeler, pâte FIMO…), des loisirs créatifs, des peluches et des jeux de société, en lien avec la Nature et le refuge LPO du musée.

Pour vous amuser en famille, rien de mieux qu’un jeu de cartes ! Défenseur de l’identité sarthoise, André JAUNAY a créé pour vous le célèbre jeu de 7 familles… en patois ! Celui-ci est en vente au sein de la boutique.

Des ouvrages et revues, dédiés à l’histoire de la céramique et de sa fabrication, sont également en vente dans la boutique. Une bibliothèque, mise en libre-service dans le musée, complète cet espace documentaire.

Envie d’un petit souvenir, à l’image du musée de Malicorne ? Vous y trouverez un panel de produits dérivés, tels que des sacs en coton « totebags », des mugs, des carnets et stylos, des magnets…

La [B]outique vous ouvre ses portes dès la réouverture du musée, du mardi au dimanche, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

A très bientôt !

L’actu du jour – lundi 23 mars

Zoom sur …. Le pichet Marc et Roger François

De l’usine du Sablon, de nombreuses pièces utilitaires sont sortis alimentant le marché local et le Grand Ouest. D’usage domestique ou à destination des producteurs/commerces locaux, la demande était multiple.

Roger François achète l’usine en 1933 et diversifie la production.

Son fils Marc François est responsable de l’atelier de décor. Il développe la production de grès artistique, au bleu de Sèvres et aux motifs art déco. Ce pichet aux couleurs, à double renflement avec des effets d’émaillage en est une parfaite illustration.

USINE DU SABLON (1837-1939),
PÉRIODE ROGER FRANCOIS (1933-1939),
MALICORNE-SUR-SARTHE (72),
MARC FRANCOIS (1933-1937),
Pichet, n° inv : 2012.5.1 “Acquis avec l’aide de l’État et de la Région Pays de la Loire (FRAM)”
Grès artistique
20 X 16 X 13 cm



L’actu du jour – La céramique, Quèsaco ?

C’est quoi de l’argile? La terre glaise et la poterie, c’est pareil?  Pourquoi on ne peut pas la faire cuire dans le four de la maison?

Toutes ces interrogations que vous, petits ou grands,  nous posez lors de vos visites nous manquent. Habituellement, l’équipe se tient à votre disposition pour répondre de manière claire à ces questions. 

Puisque ce n’est pas possible, nous laisserons notre place à Fred et Jamy. 

Regardez la vidéo C’est pas sorcier CERAMIQUES : sorciers tournent autour du pot. Jamy et Fred se sont rendus à Limoges, à la Borne pour la réaliser. Elle est tellement bien que nous proposons à tous nos stagiaires de la regarder avant la visite du musée. 

Ouvres le quiz, après avoir regardé la vidéo, tu pourras répondre au Quiz sur la céramique sans aucun soucis.

 

L’actu du jour – jeudi 26 mars

Prendre le temps de lire … une sélection d’ouvrages pour tout connaitre du Malicorne  Avez-vous lu ? Les Faïences de Malicorne 

Les faïences de Malicorne, Parution : 2004, éditions de la Reinette, Le Mans, auteur : Stéphane Deschang, gérant/propriétaire des Faïenceries d’Art de Malicorne-sur-Sarthe, illustrations : Gilles Kervella,

Ce que vous découvrez dans cet ouvrage ?  La faïence de Malicorne à travers les différents ateliers, styles et décors qui ont créé son histoire. 

Malicorne, Cité faïence et métiers d’art, est renommée pour sa tradition faïencière.  En 1747, Jean Loiseau ouvre la première faïencerie : Le Plat d’Etain.

A la suite de son installation à Malicorne, l’activité céramique connaît une véritable évolution à la fois technique et décorative. Disposant des ressources nécessaire se trouvant à proximité – bois, argile, eau et des voies navigables et terrestres, d’autres ateliers s’ouvrent.

A leurs débuts, les productions s’avèrent essentiellement tournées vers une faïence utilitaire et domestique. Elles sont pourvues d’un émail blanc et d’un fond brun manganèse appelées « les culs noirs ».

A la fin du XVIIIe siècle, les premiers décors apparaissent. Les décorateurs s’appuient sur les productions d’autres centres faïenciers mais aussi sur les autres corps de métiers pour proposer formes et usages et décors variés.

Cet ouvrage retrace l’histoire de l’activité céramique du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle. Il revisite le travail dans ces atelier. Il valorise aussi les œuvres de ces ouvriers/ouvrières, des tourneurs, des peintres, des sculpteurs, des racheveuses et des ajoureuses et des chauffeurs, tous ceux qui ont contribué à la qualité de ces faïences de Malicorne. Aujourd’hui, deux faïenceries et des artisans sont encore en activité.

Il permet de percevoir l’œuvre de ces artisans / des patrons faïenciers, découvrir formes et décors. Un répertoire des marques des faïenceries et des signatures des décoratrices et décorateurs est proposé à la fin de l’ouvrage.

Ouvrage disponible dans la Boutique du musée, dès sa réouverture.

L’actu du jour – vendredi 27 mars

À toi de jouer ! Création d’un vase en recycl’Art 

Qu’est ce que le recycl’Art? Le recycl’Art c’est créer avec des objets destinés à la déchetterie ou des objets détournés de leur usage. A partir d’objet bouteilles, cartons, papier, de perles, d’emballages etc… il suffit de laisser aller son imagination. Le Recylc’art, c’est créer en faisant un geste écolo.
Au début du XXème siècle, l’Art, tend à s’éloigner de plus en plus et de plus en plus loin de ses sentiers battus. Loin des simples pinceaux, des chevalets et des ateliers conformes, l’apparition de nouvelles techniques, de nouveaux moyens et de nouveaux matériaux dits “non nobles” redistribuent les cartes. 

L’utilisation de ces nouveaux matériaux pour la création artistique s’appelle l’Art recyclé, le Recycl’Art ou upcycling. Dans cet art, la volonté n’est pas de mettre l’objet en valeur mais plutôt de s’en servir comme un composant..

Un exemple : L’artiste britannique Jane Perkins réalise ces portraits à partir d’objets de récupération : Boutons, perles, pinces à linge, jouets cassés, figurines Lego qui sont transformés en visages familiers comme Nelson Mandela, Barack Obama, la reine d’Angleterre ….

En t’inspirant du travail de Jane Perkins et à partir de la photo en pièce jointe, crée ton vase en recylcl’Art. Prends ton œuvre en photo et envoie-la nous.

L’actu du jour – samedi 28 mars 

ZOOM sur le travail de Dorothée BAJEUX

Dorothée BAJEUX est présente dans la [B]outique du musée depuis le début de l’année 2020 et nous propose un panel de ses créations, réalisées en grès émaillé.

Originaire de l’Oise, c’est en 2013 qu’elle s’installe et ouvre son atelier en Mayenne, dans la commune de Jublains. Auparavant assistante commerciale, Dorothée BAJEUX lâche peu à peu son téléphone pour se consacrer et pratiquer la technique du tournage.

Elle réalise des poteries utilitaires et décoratives (vases, pichets, tasses et théières, bols, saladiers…) et se spécialise dans la décoration de jardin, avec une gamme de tuteurs, de boules décoratives et de sculptures animalières.

Depuis quelques années, la céramiste associe poterie et vannerie, pour proposer des œuvres uniques, tressées en osier vivant : cache-pots, mangeoires, coupes à fruits, encadrements de miroirs…

http://www.potier-mayenne.com 
 

 

L’actu du jour lundi 30 mars 

Zoom sur …. un décor

Présenté dans les collections du musée, ce vase, Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE MicrosoftInternetExplorer4 /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:”Tableau Normal”; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:””; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:”Times New Roman”,serif;} pièce monumentale. Scènes inspirées de gravures de Michel Dorigny d’après Simon Vouet (dont il était son élève et son gendre). Reprise de 2 scènes du XVIIes qui figurent séparément sur 2 faïences originales conservées (plat et aiguière) au Musée du Louvre (exécution 2nde 1/2 XVIIes). Commencé en 1930 par Olga Tessier et Mr Tessier et fini par Valentin Villarmé en 1936.

Le mythe de l’enlèvement d’Europe  Europe est la fille d’Agénor, le roi de Phénicie et la petite fille de Poséidon. Un matin, cette jeune princesse alla avec ses suivantes cueillir des fleurs près de la plage de Sidon.

C’est là que Zeus aperçut la jeune fille jouant avec ses compagnes et il en tomba fou amoureux. Il jugea plus prudent de se transformer en taureau pour mieux approcher les jeunes filles sans les effaroucher. Il se mêla paisiblement aux jeux des jeunes filles ; il se laissa même caresser par Europe, qui, attirée par l’odeur d’un crocus qu’il mâchonne, tomba sous son charme et s’assit sur son dos.

Mais dès qu’elle fut sur son dos, il se précipita vers le rivage proche. Tous deux parvinrent ainsi jusqu’en Crète où Zeus s’unit à la jeune fille. De ces amours naîtront trois fils : Minos, Sarpédon et Rhadamante.

L’enlèvement d’Europe, un thème important dans l’art? Le mythe de la “déesse au taureau” va être reprise et représentée, en sculpture, peinture, céramique et mosaïques jusqu’au IVe siècle et également sur les faïences de Malicorne.

Existe-t-il un lien entre la figure légendaire et le continent ? Probablement. De ce mythe, c’est sans doute le personnage d’Europe qui a donné son nom au continent. 

Le mythe de l’enlèvement d’Europe dans notre société.
En 1998, La Poste française édita un timbre à l’occasion d’une exposition à L’Institut du Monde Arabe à Paris. Depuis 2013, certains billets ont une incrustation du portrait de la déesse.

Colonne de droite :
Vase en faïence, décors mythologique / E. Tessier
L’enlèvement d’Europe / huile sur toile / Simon Vouet